L’attention, cette ressource que nous dilapidons
Nous manquons rarement de temps autant que nous le croyons.
Nous manquons surtout d’attention disponible.
Une journée entière peut passer sans qu’un seul moment ait été vécu pleinement.
Une ressource limitée
L’attention n’est pas infinie. Elle se fatigue, elle se disperse, elle se laisse capter.
Et beaucoup de choses, aujourd’hui, sont conçues précisément pour la capter : notifications, fils qui défilent, sollicitations permanentes.
Ce n’est pas un jugement, c’est un simple constat.
Faire une chose à la fois
On vante souvent la capacité à tout mener de front.
Pourtant, à vouloir tout faire en même temps, on fait rarement quelque chose vraiment.
Manger sans écran, marcher sans téléphone, écouter quelqu’un sans préparer sa réponse : ce sont des exercices modestes, et pourtant difficiles.
Quelques repères
Ce qui m’aide, sans rien d’extraordinaire :
- réserver de courts moments sans rien qui sollicite
- choisir consciemment ce que l’on regarde, plutôt que de le subir
- accepter de s’ennuyer un peu, parfois
Pourquoi cela vaut la peine
Ce que nous appelons « être présent » n’est rien d’autre que de l’attention rendue à ce que nous vivons.
Les moments dont on se souvient sont presque toujours ceux où l’on était vraiment là.
Conclusion
Protéger son attention n’est pas se couper du monde.
C’est choisir, un peu plus souvent, où l’on pose son regard.
Yannick Costechareyre

