Marcher pour penser
Quand une idée ne vient pas, ou qu’une décision me pèse, j’ai pris l’habitude de sortir marcher.
Souvent, ce qui restait bloqué assis se dénoue en chemin.
Je ne suis évidemment pas le premier à le remarquer. Beaucoup, avant moi, ont pensé en marchant.
Le corps qui avance, l’esprit qui se détend
Il y a quelque chose, dans le rythme régulier des pas, qui apaise l’agitation intérieure.
On ne cherche plus la solution avec acharnement.
On la laisse venir, pendant que le paysage défile.
Sans but, ou presque
Cette marche-là n’est pas une performance.
Il ne s’agit pas de compter ses pas ni de battre un record.
Il s’agit plutôt de se déplacer sans urgence, en laissant l’attention flotter :
- regarder ce qui passe sans s’y accrocher
- écouter ses propres pensées sans les forcer
- accepter de revenir parfois sans réponse claire
La nature aide, mais n’est pas obligatoire
Un sentier, une forêt, un bord de rivière rendent la chose plus douce, c’est certain.
Mais on peut aussi marcher en ville, le long d’un trajet connu.
L’essentiel n’est pas le décor, c’est le mouvement et le temps qu’on s’accorde.
Conclusion
Marcher ne résout pas tout.
Mais cela remet souvent les choses à leur place, et nous avec.
Quand je ne sais plus quoi penser, je commence par faire quelques pas.
Yannick Costechareyre

