Désencombrer, ou retrouver de l’espace en soi
Il y a des jours où l’on ne supporte plus le désordre.
Et d’autres où l’on accumule sans même s’en rendre compte.
Le rapport que nous entretenons avec nos objets en dit souvent long sur l’état dans lequel nous sommes.
Ranger n’est pas désencombrer
Ranger, c’est déplacer.
Désencombrer, c’est décider.
On peut avoir un intérieur parfaitement rangé et pourtant saturé : des placards pleins, des tiroirs que l’on n’ouvre plus, des choses gardées « au cas où ».
Pourquoi cela soulage
Je ne crois pas qu’un objet « pèse » sur nous par je ne sais quelle force.
Mais chaque chose que nous possédons demande, à sa manière, un peu d’attention : il faut la voir, la contourner, la nettoyer, parfois s’en occuper.
Alléger, c’est rendre cette attention disponible pour autre chose.
C’est sans doute pour cela qu’un tri sincère laisse souvent une impression de clarté.
Une méthode très simple
Inutile de tout bouleverser en un week-end. Je préfère procéder par petites zones :
- un tiroir, une étagère, une seule à la fois
- trois questions : est-ce que je m’en sers, est-ce que j’y tiens, est-ce que cela m’encombre
- et le droit de garder ce qui compte, sans se justifier
Garder n’est pas un défaut
Désencombrer ne veut pas dire vivre dans le vide.
Certains objets nous relient à des personnes, à des moments. Les conserver est légitime.
Le but n’est pas de posséder le moins possible, mais de n’être entouré que de ce qui a encore du sens pour nous.
Conclusion
Faire de la place autour de soi, c’est souvent en retrouver un peu à l’intérieur.
Non par magie, mais parce que l’on cesse de porter, jour après jour, ce qui ne nous sert plus.
Yannick Costechareyre

