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Faire confiance à son ressenti sans renoncer à la raison

Faire confiance à son ressenti sans renoncer à la raison

Faire confiance à son ressenti sans renoncer à la raison

On oppose souvent l’intuition et la raison, comme s’il fallait choisir l’une contre l’autre.
Je crois plutôt qu’elles travaillent mieux ensemble.

Écouter son ressenti ne dispense pas de réfléchir. Et réfléchir n’oblige pas à ignorer ce que l’on ressent.

Le ressenti, une information parmi d’autres

Quand quelque chose me met mal à l’aise, j’ai appris à ne pas balayer cette sensation trop vite.
Souvent, elle signale un détail que je n’avais pas encore formulé.

Mais un ressenti n’est pas une preuve. C’est un point de départ, pas une conclusion.

Le risque des deux excès

Tout miser sur l’intuition, c’est s’exposer à se tromper en croyant « sentir » juste.
Tout miser sur la raison froide, c’est parfois passer à côté de ce que le corps avait compris avant nous.

L’erreur, à mon sens, n’est pas de se fier à l’un ou à l’autre. C’est de s’en remettre à un seul, tout le temps.

Une façon de procéder

Devant une décision qui compte, j’essaie de faire les deux :

  • écouter ma première réaction, sans la juger
  • puis la mettre à l’épreuve des faits, calmement
  • et accepter de changer d’avis si la réalité ne suit pas

Garder l’esprit clair

Faire confiance à son ressenti ne veut pas dire croire n’importe quoi.
Cela demande même, je trouve, une certaine rigueur : celle de distinguer une intuition utile d’une simple peur ou d’une envie passagère.

La raison reste là pour vérifier. C’est elle qui empêche le ressenti de devenir une excuse.

Conclusion

Je ne cherche pas à choisir entre la tête et le ressenti.
Je cherche à les faire dialoguer, sans que l’un fasse taire l’autre.

C’est sans doute là, pour moi, une forme simple de bon sens.

Yannick Costechareyre