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Ralentir n’est pas renoncer

Ralentir n’est pas renoncer

Ralentir n’est pas renoncer

On confond souvent la lenteur avec la paresse, et la vitesse avec l’efficacité.
Pourtant, aller vite ne signifie pas toujours avancer.

Il m’arrive de ralentir non pas parce que je baisse les bras, mais parce que je veux mieux voir où je vais.

La vitesse comme habitude

Nous prenons l’habitude de faire vite, parfois sans même savoir pourquoi.
On mange vite, on répond vite, on enchaîne sans respirer.

Ce n’est pas toujours un choix. C’est souvent un automatisme, entretenu par tout ce qui nous entoure.

Ce que la lenteur permet

Quand je ralentis, je remarque des choses qui m’échappaient.
Un détail, une fatigue, une envie réelle plutôt qu’une réaction.

Ralentir, ce n’est pas faire moins. C’est laisser le temps aux choses d’avoir un sens.

Quelques manières de s’y essayer

Rien de spectaculaire, simplement quelques gestes :

  • faire une seule chose, et la finir avant la suivante
  • marquer une courte pause avant de répondre ou de décider
  • accepter qu’une journée n’ait pas besoin d’être remplie pour être bonne

Une question de mesure

Je ne défends pas la lenteur pour elle-même. Il y a des moments où il faut aller vite, et c’est très bien ainsi.

Ce que je cherche, c’est de pouvoir choisir mon rythme, plutôt que de le subir en permanence.

Conclusion

Ralentir n’est pas renoncer à avancer.
C’est parfois la seule façon de ne pas se perdre en route.

Yannick Costechareyre