Réflexion éthique et spirituelle sur l’intégrité humaine dès la naissance
Il existe des principes qui précèdent les lois, les États et les systèmes.
Des principes qui fondent la dignité humaine elle-même et qui ne devraient jamais être soumis aux fluctuations des politiques publiques.
Il faut avoir le courage de le dire clairement.
Personne n’a le droit de disposer du corps d’un autre être humain.
Ni l’État.
Ni une institution.
Ni même des parents, lorsqu’il s’agit d’actes irréversibles imposés à un enfant qui n’a ni l’âge, ni la conscience, ni la liberté de consentir.
Cette question devient encore plus grave lorsqu’elle concerne des nourrissons, des bébés de quelques semaines ou de quelques mois, des êtres tout juste incarnés, entièrement dépendants, incapables de comprendre, d’accepter ou de refuser.
Imposer un acte médical irréversible à un nouveau-né constitue une atteinte majeure au respect de l’être, à la dignité humaine la plus élémentaire et à l’intégrité fondamentale du corps.
La souveraineté du corps comme fondement de la dignité humaine
Le corps humain n’est pas une propriété administrative.
Il n’est pas un support de politique publique.
Il n’est pas une variable d’ajustement au nom d’un prétendu intérêt supérieur.
Le respect de la dignité humaine commence par le respect absolu de l’intégrité du corps, dès la naissance.
Forcer une injection à un enfant, et plus encore à un nourrisson, sans consentement éclairé, n’est pas un progrès.
C’est une régression éthique majeure.
Une société réellement civilisée ne contraint pas les corps.
Elle informe, elle accompagne, elle respecte la souveraineté de l’être.
Lorsqu’un système considère normal d’imposer des actes médicaux à des enfants non majeurs, et plus encore à des nouveau-nés, il ne protège plus l’humain :
il l’assujettit.
Or, la souveraineté du corps, de l’esprit et de l’âme n’est pas négociable.
Elle ne vient pas d’un décret.
Elle ne vient pas d’une loi.
Elle est inhérente à la condition humaine.
Une civilisation qui normalise la contrainte corporelle dès les premiers mois de la vie, même au nom de la science, de la sécurité ou du collectif, cesse d’être une civilisation éclairée.
Elle glisse vers une logique autoritaire, déshumanisée et archaïque, où la fin justifie la violation de l’intégrité des êtres.
Le véritable progrès n’est pas d’obliger.
Le véritable progrès est de laisser le choix, dans la clarté, la responsabilité et le respect.
Tout le reste n’est qu’une rationalisation de la peur et du contrôle.
L’Histoire nous a déjà montré où mènent les sociétés qui pensent bien faire en piétinant l’intégrité des êtres dès leur naissance.
Yannick Costechareyre